La préparation d'un mariage est une tâche longue et laborieuse. Ces explications servent autant à lever le voile sur l'organisation de notre mariage qu'à donner une référence à ceux qui veulent préparer le leur.
Étant donné qu'on était tous les deux étudiants à Villeurbanne (à 5 heures de train de Sigolsheim) avant le mariage, on a fait une partie de la préparation à distance, et on est rentrés une semaine à l'avance pour faire le reste sur place. Les gens nous faisaient parfois des drôles de têtes quand on leur disait qu'on se mariait la même semaine, mais on a eu le temps de tout faire, peut-être par chance.
Tout ce travail n'aurait cependant pas été possible sans l'aide de Mathieu Pernot, le témoin de Thomas, et plus tard de Li Yan, témoin de Li, qui nous ont longuement aidé dans les préparatifs.
Au cours de la journée et de la soirée, l'essentiel des tâches a été délégué à des personnes de confiance, pour permettre aux mariés d'être plus disponibles.
Afin d'avoir plus de liberté dans l'organisation de la soirée, on a choisi de faire notre mariage dans une salle et de faire appel à un traiteur, plutôt que d'aller dans un restaurant.
On a loué les services de l'Auberge de la Cigogne, à Kaysersberg (tél: 03.89.47.30.33). Pour environs 35 euros par personne, on a eu:
Le traiteur a fourni le linge de table (nappes et serviettes en tissu), la vaisselle (avec un complément d'une trentaine d'euros pour la location des verres), a grâcieusement prêté ses fleurs pour décorer les tables, et a servi le vin, mais ne l'a pas fourni lui-même.
Le choix du traiteur était l'une des premières choses qu'on a faites, environs 3-4 moins avant le mariage. On n'a annoncé le nombre de convives que 3 semaines à l'avance, ce qui n'a pas eu l'air de les gêner. Le nombre exact a fluctué jusqu'au dernier moment, mais le traiteur avait prévu une marge, et ne nous a facturé que pour le nombre exact de personnes qui ont mangé. Il y a eu un deuxième tour de viande, pour ceux qui en voulaient encore.
Par malheur, nous avions oublié de signaler au traiteur que l'une des convives était musulmane, et ne mangeait pas de porc. Heureusement, elle n'est pas morte de faim; mais ça aurait été plus gênant si on avait prévu du porc.
Le repas a manifestement plu à tout le monde, le service était irréprochable et le prix honnête. On vous le recommande.
Sigolsheim est un village viticole au milieu du vignoble alsacien. Il était naturel d'offrir du vin d'Alsace.
Le vin a été fourni par Fabien Stirn, cousin de la famille de Thomas et producteur. Il nous a conseillé et a offert de reprendre les bouteilles qu'on ne consommerait pas, ce qui permettait d'avoir l'esprit tranquille.
On a pris:
pour environs 40 à 50 personnes. Il restait surtout du tokay (personne n'a bu de vin après le repas), du muscat (le crément a eu plus de succès à l'apéritif) et un peu de pinot gris et de gewurtztraminer, dont quelques bouteilles se sont dispersées le lendemain matin;).
Les quantités de vin consommées dépendent beaucoup du temps qu'il fait, et peuvent varier du simple au double. S'il fait très chaud, tout le monde boit de l'eau. À noter que notre vin était servi en bouteilles alsaciennes de 72 cl.
On s'est efforcés de toujours offrir des boissons non-alcolisées de qualité pour ceux qui ne souhaitent pas boire d'alcool. On a acheté 12 litres de jus de pomme à la coopérative locale (il a du en rester 2), 1 litre de griotte, et deux bouteilles de sirop et une d'anthésite (boisson anisée) qui n'ont même pas été ouvertes.
On a également acheté de l'eau en bouteilles, pour éviter de faire la queue devant le robinet : 4 packs d'eau plate et un d'eau gazeuse. On a vu un peu juste, surtout pour l'eau gazeuse, où il aurait bien fallu un pack sur le lieu du vin d'honneur et un sur le lieu du repas.
On a mis les boissons dans les frigos réglés au maximum vendredi, pour qu'elles soient suffisamment fraîches. Ça nous a rempli deux frigos.
Au final, le vin aura coûté environs deux cent euros.
La cérémonie a débuté à 16 à la mairie. Elle a été suivie d'un vin d'honneur, pendant lequel les invités venaient féliciter les mariés, pendant une bonne heure, puis des photos de groupe devant la mairie.
Nous avons demandé au maire l'autorisation de faire le vin d'honneur à la mairie. Il semblerait que ce ne soit pas habituel, mais comme Sigolsheim est une petite commune, elle était disponible pour le week-end.
On a choisi des apéritifs alsaciens : bretzels, mauricettes, un pain-surprise en forme de cygne, fait de pâte à mauricette, et bien sûr, crément d'Alsace, muscat, jus de fruits et eau. Pas de sodas, par choix.
Pour simplifier l'hébergement et éviter les voyages en voitures à la fin de la soirée, nous avons loué la salle de la musique du village de Thomas (Sigolsheim). Elle se trouve à 250 mètres à pied de la mairie.
On a contacté le président de l'association qui la gère environs trois mois à l'avance. On a pris possession de la salle le jeudi midi. Là, on s'est aperçus qu'il fallait une assurance, que nous avons contractée dans l'urgence le jeudi après-midi auprès de la banque du village. On a rendu les clés après avoir fait le ménage, le dimanche soir.
La salle avait une cuisine de collectivité, des frigos (pour le vin et le traiteur), des tables et chaises, mais pas de verres (le traiteur s'est occupé de la location), et pas de sonorisation.
On a payé 250 Euros de location, dont 50 Euros d'avance. On n'a heureusement pas eu de dégradations.
Notre grande appréhension dans la préparation du mariage était la décoration de la salle. Il fallait un thème : c'était la rencontre des cultures chinoise et française (alsacienne). On a donc fait envoyer de Chine, par les parents de Li, une douzaine de lanternes de papier rouge, des décorations en cordes nouées pour accrocher aux murs, et une cinquantaine de petits objets de porcelaines et cordes nouées auxquelles nous avons agrafé les noms de chaque convives. Ils ont coûté une fortune (il y a eu une incompréhension entre Li et sa mère), mais ils ont fait un très bel effet, et décorent maintenant les chambres de nos invités.
Malheureusement, la salle de la musique a un plafond très haut, et donne une impression spacieuse et vide. Fort heureusement, les précédents locataires avaient pendu au plafond d'énormes guirlandes et décorations en papier, qui plus est à dominante rouge. L'espace était bien meublé.
On avait prévu des ballons, mais la boutique d'article de fêtes qu'on connaissait avait fermé depuis, on n'a pas pu en acheter. Et puis, on aurait eu bien du mal à faire aussi bien avec des ballons, et il aurait fallu acheter une bouteille d'hélium ou fabriquer des structures rigides pour les y accrocher. Bref, on a eu de la chance.
Pour décorer les tables, on a acheté (au dernier moment) des bougies longues et bougeoirs, et on s'est fait prêter les arrangements floraux du traiteur, un par table.
La salle était un peu obscure, on a complété l'éclairage avec quelques lampes halogènes.
Le plan de table a posé moins de problèmes qu'anticipé, parce que qu'on avait suffisamment de tables. On a mis 8 à 10 personnes par table, en les regroupant par familles et connaissances. La table des mariés était un peu plus grande, et accueillait les témoins.
On a aussi prévu une table à part avec une urne pour les cadeaux, un livre d'or, et quelques brochures touristiques sur la région.
Au final, la décoration était satisfaisante, même si elle s'est faite en partie au dernier moment.
C'est Mathieu, le témoin de Thomas, qui s'est occupé de l'animation musicale. Après le café, la soirée a été ouverte par les jeunes mariés dansant une valse, comme l'exige la tradition.
On avait bien trouvé un ou deux sites Internet qui expliquaient la théorie, et on s'était débrouiller pour s'entraîner quelques dizaines de minutes, au dernier moment. On a rempli notre devoir d'ouverture de bal, mais on ne savait pas vraiment danser pour autant. Enfin, c'est un passage obligé, et les invités ne vous en feront pas cadeau, alors mieux vaut prévoir le coup.
Pour choisir votre morceau, faites attention : la plupart des valses qu'on a trouvées duraient plus de 10 minutes. C'est long, surtout quand on n'est pas à l'aise, et que la mariée porte d'horribles chaussures à talon. Le rythme des valses varie aussi beaucoup, et prend parfois des allures effrénées. Les cycles s'achèvent par des silences assez longs, qui sont l'occasion de changements de rythmes importants, il vaut mieux le savoir, et savoir repérer la fin du morceau. Enfin, on ne danse pas pareil quand la mariée a une robe avec un grand jupon.
Pour sonoriser la salle, Mathieu, qui a une certaine expérience dans le domaine, a emprunté un gros ampli, des grosses enceintes, une table de mixage et un micro sans fil. Il a apporté son ordinateur, avec une longue playlist méticuleusement assemblée. Le système a essentiellement fonctionné en autonome pendant toute la soirée. La liste contenait quelques chansons et blagues privées que partageaient les mariés avec certains invités, dont einsteinium.mod, A la Barricadoj, Michel l'Ingénieur Informaticien, et Comic Bakery version Boys Band interprété par Press Play On Tape.
On a aussi loué deux spots tournants à effets, pour ajouter une ambiance "boom" à l'espace de danse.
La musique a commencé entre 22H et 22H30, et s'est finie vers 3H30 du matin. La plupart des gens sont allés se coucher plus tôt.
La suite des préparatifs