
Dans ce petit pavé de presque 400 pages, c’est un inventaire à la Baudelaire de tous les maux de l’habitat. On sautille du plomb au champ électrique de l’aspirateur, on passe des parfums d’intérieur aux températures de prolifération des acariens, on trouve de la posésie dans la monotone énumération des valeurs de rayonnement.
Tout cela se bouscule sans recul, sans mesure, sans mise en relief des dangerosités respectives. On apprendra tour-à-tour la liste des noms des maladies provoquées par tel COV, les seuils d’exposition aux champs magnétiques fixé par l’OMS, la France et la Finlande, qu’il faut se laver les mains avant d’aller aux toilettes pour ne pas contaminer ses parties intimes, et que l’éclairage à LED émet peu de pollution électromagnétique car il ne nécessite pas d’électronique.
Bien que le sujet soit intéressant, ce livre laisse un peu sur sa faim. Si le sujet vous intéresse, tournez-vous plutôt vers La maison polluée, moins exhaustif mais bien plus pédagogique.

